Le Moment présent Tome final - …Et si on revisitait Einstein?

 

Albert Einstein, le célèbre physicien Allemand qui est mort au milieu des années 50, a établi une règle fondamentale de l’univers, la théorie de la relativité.  Cette loi de la physique stipule que le temps ne s’écoule pas au même rythme pour deux personnes qui se déplacent à des vitesses différentes.  Bien sûr, à notre échelle, à la vitesse à laquelle nous nous déplaçons, ces différences sont imperceptibles et ne change pratiquement rien à notre environnement.  Même lors d’un voyage en avion, la théorie de la relativité n’a pas d’effet sur notre façon de voir le temps s’écouler.

Mais si, l’espace d’un instant, nous empruntions la théorie d’Einstein et que nous y greffions un ajout qui exprimerait l’effet de nos émotions sur notre perception de la vitesse avec laquelle la flèche du temps évolue? N’est-il pas vrai que le temps s’écoule de façon dramatiquement différente pour un être humain lorsque celui-ci est ancré aux émotions qu’il vit?

Prenons un exemple que nous sommes tous appelés à vivre à un moment ou l’autre de nos vies. Lorsque, par obligation, nous devons passer une semaine loin de l’être aimé, le temps ne s’arrête-t-il pas soudainement de passer au même rythme, ralentissant sa course comme si il se retrouvait dans la mélasse?  À l’opposé, lorsque nous assistons à un spectacle de notre groupe favori, que nous sommes présents dans un stade de football pour un bon match ou encore que nous nous trouvons en vacances dans un endroit agréable, la flèche du temps semble accélérer sa course et les secondes, les minutes, les heures semblent défiler à un rythme effréné?

Bien sûr, dans un cas comme dans l’autre, le temps ne change pas.  Une seconde demeure une seconde et le temps continu de pointer vers l’avant.  Qu’est-ce qui vient donc redéfinir de façon si brutale les différences avec lequel nous percevons l’écoulement du sablier universel?  La réponse se trouve bien sûr dans l’état émotionnel de l’être humain.

Devant une situation agréable comme inconfortable, dans la douleur comme dans le plaisir, dans la joie comme dans la peine, l’être humain perd ses marques quant à sa vision de l’écoulement temporel. Les émotions le gagnant, ce dernier ne vit plus dans le moment présent et son cerveau se met soudainement en mode d’anticipation ou de regard en arrière, trouvant soudainement que le temps s’écoule très lentement lorsque cette émotion est négative ou au contraire, que le temps passe comme un éclair lorsque ce qu’il vit est agréable.  Dans un cas comme dans l’autre, l’émotion qui l’habite empêche l’être humain de vivre pleinement le moment présent et déconnecte son cerveau de la réalité qui  lui permettrait de réaliser que tout passe, les bonnes comme les mauvaises choses.  Si nous pouvions être conscients de cette réalité, nous pourrions réaliser que le temps s’écoule, fluide et égal.

Vivre au moment présent lorsque que ce moment est négatif?  ‘’Je ne veux pas faire cela!!!’’ Vous me direz avec raison.  Toutefois, questionnons-nous sur la dernière fois que nous avons vécu un inconfort significatif, une douleur, une épreuve.  N’avons-nous pas exprimé : ‘’Maudit que ça passe pas vite!’’

Au même titre lors d’une expérience agréable, n’avons-nous pas dit : ‘’comme ça a passé rapidement!’’  Notre conscience du moment présent diminue le fardeau du temps qui ne veut pas s’écouler, comme il cristallise  le bonheur vécu lors d’un moment heureux.  Nos émotions, positives comme négatives, perturbe notre perception du temps et nous éloigne du moment présent.  Soyons-en juste un peu plus conscients, tout en continuant de vivre pleinement nos joies et expériences agréables, et en respirant lorsque nous nous trouvons dans une situation difficile, nous ramenant au vrai rythme de l’écoulement du temps.  Oui, Einstein avait raison.  Le temps s’écoule vraiment différemment pour deux êtres humains se déplaçant à des vitesses différentes. 

Et comme l’être humain cours de plus en plus…

 

Bon moment présent!